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Le 11 octobre 2019

Le chiffre du mois : 11 – Journée Internationale des Filles

Le 11 Octobre célèbre la Journée Internationale des filles. Elle promeut l’égalité entre les garçons et les filles, leur autonomisation, et le respect de leurs droits fondamentaux.

Il reste encore un long chemin à parcourir pour que l’égalité filles-garçons dans le monde soit atteinte. L’ONG One a dévoilé l’année dernière un classement de la scolarisation des filles, confirmant les nombreux efforts encore à fournir.

Au total ce sont plus de 130 millions de filles qui sont privées d’éducation scolaire.

La Voix De l’Enfant est sensibilisée à cette question par la Fondation Plan International France avec qui elle a des liens forts.

Les raisons qui entravent la scolarité des filles sont plurifactorielles et diffèrent d’un pays ou d’une région à l’autre. La pauvreté, le dénuement extrême des familles peut générer des sacrifices au détriment de l’éducation des jeunes filles. Il est fréquent que les parents marient leurs filles très très jeunes ou bien les retirent de l’école pour qu’elles contribuent aux revenus de la famille comme petites bonnes. Ces agissements privent ces jeunes filles d’une éducation nécessaire à leur développement personnel, à leur épanouissement et à leur autonomie.

Le poids de la tradition dans certaines régions, les violences sexuelles, le manque de sécurité dans certains établissements scolaires renforcent ces inégalités entre les filles et les garçons.

Les associations membres tentent de proposer des solutions afin de réduire ces inégalités et offrir aux petites filles ainsi qu’aux grandes, l’éducation à laquelle elles ont droit !

 

Afghanistan Libre est une ONG internationale qui intervient en Afghanistan depuis près de 25 ans pour faciliter l’accès des filles et des femmes à l’éducation et de favoriser leur autonomisation.

 

La situation des femmes et des jeunes filles en Afghanistan s’est améliorée depuis que les talibans ont été chassés partiellement du territoire.  Des millions de filles ont eu ainsi accès à l’éducation scolaire.

Bien que de grands progrès aient été réalisés dans le domaine de l’éducation depuis la chute du régime des talibans, le nombre d’élèves étant passé de 1 million – exclusivement des garçons – en 2001 à 9 millions en 2016 dont 39% de filles, le chemin reste long pour l’Afghanistan. Les statistiques* montrent que pour la première fois depuis 2002 l’éducation régresse. Aujourd’hui encore 3,7 millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés en Afghanistan, soit près de la moitié des enfants âgés de 7 à 17 ans : 60% sont des filles et ce chiffre monte à 85% en zone rurale.

*D’autre part, 81% de moins de quinze ans sont analphabètes et seulement 21% des inscrits dans l’enseignement secondaire sont des filles (UNESCO, 2017).

Marie Carpentier, Directrice de l’association Afghanistan Libre nous éclaire sur la situation des jeunes filles dans ce pays.  Il existe de nombreux freins à l’éducation des filles tels que le faible taux d’enseignantes (seulement 30% des professeurs sont des femmes), ce qui représente un réel obstacle à la scolarisation de ces dernières puisqu’un grand nombre de familles refuse d’inscrire leurs filles dans des classes dirigées par des hommes. La situation très précaire dans laquelle se retrouvent les familles favorise les mariages précoces et  les « mariages forcés ». Les filles une fois mariées, sont prises en charge par leur belle famille et sont ainsi un poids de moins pour leur famille. Par ailleurs, la distance à parcourir entre le domicile et l’école est parfois très longue et peu sécurisée, les familles préfèrent donc garder leurs filles à la maison.

L’association Afghanistan Libre se bat pour améliorer la situation de nombreuses filles et leur offrir un avenir. Elle promeut une éducation de qualité par les différents programmes qu’elle dispense.

Elle a pour cela développé une approche intégrée permettant de jouer sur différents facteurs: elle construit des classes supplémentaires dans les écoles qu’elle soutient afin d’optimiser les conditions d’enseignement et en permettant d’accueillir des petites filles. De plus, l’association met en place des formations pour les enseignantes, propose une préparation au Kankor (examen d’entrée à l’Université qui permet aux jeunes filles de poursuivre leurs études supérieures). Elle a également mis en place des classes digitales pour offrir des formations professionnalisantes  en informatique et coding aux jeunes filles. L’association propose d’autre part des formations et activités gérénatrices de revenus aux femmes, afin de leur garantir une certaine autonomisation au delà du lycée.

 

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